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La dépêche

Klervi Lefevre remporte les 2 jours de Montcuq

Publié le 04/11/2013 à 03:50, Mis à jour le 04/11/2013 à 08:15

endurance équestre

Edith Schwartz, Klervi Lefevre et Nicolas Ballarin, heureux de la victoire./ Photo DDM, L. H.

Edith Schwartz, Klervi Lefevre et Nicolas Ballarin, heureux de la victoire./ Photo DDM, L. H.

Ils étaient 62 engagés, hier matin, au départ de la deuxième journée de cette 37e édition de la course d’endurance équestre Les 2 jours de Montcuq, et 48 ont été classés à l’arrivée. Les concurrents avaient 100 km à parcourir, plus techniques que la veille, avec de forts dénivelés et des chemins pierreux et difficiles. Au terme du premier jour, seuls 15 chevaux étaient disqualifiés pour des problèmes de santé. «Un résultat remarquable, selon l’équipe de vétérinaires. Les chevaux étaient en grande forme et ils ont été bien montés par leurs cavaliers». Ce 2x100km sur deux jours réserve des surprises et c’est une superbe arrivée que la Bretonne Klervi Lefevre, âgée de 29 ans, a effectuée dimanche à Montcuq, après une course qu’elle a menée à la moyenne de 18,758 km/h.A l’arrivée du premier jour elle était à 11’36’’ du meilleur temps. «J’avais terminé à la cinquième place l’an dernier, explique-t-elle. J’avais calculé qu’il était possible de gagner la course en ayant un retard d’une dizaine de minutes au départ du deuxième jour. Les chevaux sont frais, ils n’accusent pas la fatigue de la veille, et c’est à la deuxième étape du deuxième jour que tout se joue». Un calcul très tactique qui s’est révélé payant pour cette entraîneuse professionnelle qui montait Monia de Montamel, une jument pur-sang arabe de 10 ans issue de l’élevage de la Lotoise Edith Schwartz. «C’est une jument exceptionnelle, poursuit Klervi, une grosse grimpeuse, qui s’amuse dans les dénivelés. Elle termine sa carrière en beauté puisque c’est sa dernière année de compétition».

Nicolas Ballarin, un fidèle des 2 jours, est 2e sur Lemir de Gargassan, à quelques fractions de secondes. Barbara Lissarrague, sacrée championne du monde d’endurance à Dubaï en 2005, finit 3e, en selle sur Preume de Paute. Emilie Lambert, sur Siam de Fontnoire, est 4e, Delphine Johnson, sur Refrain de Faust, 5e. «Le vainqueur ne gagne qu’un trophée, fait remarquer Pierre Passemard, fondateur de cette grande classique, mais chevaux et cavaliers y gagnent en notoriété, et la sélectionneuse de l’équipe de France, Bénédicte Emond-Bon, observe les couples et note leurs performances.»

De notre correspondante Liliane Haussy